A) Moyens mis en oeuvre en prison

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Au 1er janvier 2010, 60 978 personnes comptabilisées derrière les barreaux. 3.4% des détenus sont des femmes, 96.6% sont des hommes. La moyenne d'age des détenus est de 34.2 ans , ce qui montre donc que les détenus sont jeunes.


Les règles de vies

La vie en prison doit se faire dans le respect des Droit de l'Homme. Le règlement intérieur n'est pas le même dans toutes les prisons et dans les différents types d'établissements pénitentiaires. Les détenus possèdent à leur arrivée une trousse d'hygiène, une tenue et une tenue de sport. La superficie moyenne d’une cellule est de 9 m².La prison impose des règles de vie qu'un détenu se doit de suivre. La journée est rythmé par des horaires, ces horaires permettent aux détenus de ne pas perdre pied, de ne pas décrocher de la réalité professionnelle. Les journées peuvent être différentes selon les détenus, certains restent en cellules, d'autres participent à des activités sportif ou culturelle, d'autre vont juste en promenades selon des horaires précises. Quelques fois il est proposé des projets culturels, tel que la peinture, la musique, l'écriture, le théâtre. La nuit, les détenus sont en cellule de 19h à 7h du matin en maison d'arrêt, de 20h à 7h en établissement pour peine. En maison d'arrêt, les détenus peuvent être plusieurs par cellule, mais ils sont généralement seuls en établissement pour peine.

Depuis 1994, les détenus ont le droit de voter si ils n'ont pas été privé de droit civiques à leur procès. Lors de l'incarcération du détenu son argent est placé dans un compte ouvert à son nom au sein de la prison, il lui est à disposition. Néanmoins, aucun argent ne doit circuler en prison. Les cantines permettent d'améliorer la vie quotidienne, les repas sont distribués à l'interieur des cellules. Des activités sportives leurs sont proposés grâces à des gymnases, salles de musculation... Ils ont également une bibliothèque à leur disposition. Il existe aussi des lieux religieux dans les prisons, car la croyance est importante pour les détenus et peut les aider à soulager des souffrances morales. Les détenus ont la possibilité de louer une télévision, ce qui change leur vie quotidienne. Tout détenu à le droit de recevoir la visite de membres de sa famille ou de son tuteur, au minimum une fois par semaine. Et il a le droit de téléphoner au moins une fois par mois, à ses frais. Tout cela en vue d'une réinsertion sociale. Les visites peuvent s'effectuer grâce à un permis de visite délivré mais l'envoi de colis est formellement interdis.

Dans le lien ci dessous, nous est présenté un projet d'une prison pas ordinaire, tenu par un ancien détenu, à Paris. Lui même a réussi à se réinsérer. Ce projet baptisé " Ensemble contre la récidive " vise à rendre les détenus autonomes et à avoir une prison plus humaine, ce qui facilite d'avantage une bonne réinsertion. Son projet a pour but de lutter contre la récidive. Pierre Botton, le fondateur de ce projet, souhaite que le temps passé en prison soit utile pour le détenu mais aussi pour la société. http://www.youtube.com/watch?v=3CYj2KlsjSE 

 

Les études

Beaucoup de prisonniers utilisent leurs peines en prison pour étudier, apprendre, décrocher un diplôme, dans le but lutter contre l'ennui et le temps qui passe. Cela leur permet de mieux imaginer une réinsertion, un avenir. Certains voient un défi à travers les études et une solution. Après avoir suivis des études en prison des prisonniers ont pu trouver une place dans la société à leurs sorties. Le niveau du détenu est la plupart du temps plus bas que la moyenne à son entrée et à la sortie. En 2006, 60,1% de la population pénale a suivi une formation de base; alphabétisation... Pourtant, le détenu a accès à de nombreux types d'études pendant son incarcération, celles-ci peuvent aller d'un apprentissage jusqu'au Post-BAC. En effet, 50% des 61343 détenus Français sont sans diplômes et 60% des diplômés ne dépassent pas le CAP. Entre 2008 et 2010 sur 3259 élèves inscrits dans les prisons Françaises, seulement 1943 ont réussi leurs examens, du primaire au Bac. Les mineures de moins de 16 ans ont eux une obligation d'études. Quelques prisonniers, se lancent dans des études supérieures.

La principale clef de la réussite des études en prison est la motivation du détenu et la durée de sa peine. En effet, si le prisonnier est convaincu que son avenir passe par des études, il profite aisément d'un grand temps de travail hors des heures de cours, dans sa cellule.  

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Le travail

Depuis 1987, le travail n'est plus une obligation mais droit pour toute personne détenu. En effet, les détenus peuvent demander à travailler en prison. Le travail aide le détenu psychologiquement, il l'aide à tenir le coup, à être concentrer et penser à autre chose. Le travail permet d'éviter l'ennui et d'avoir des rapports humains. La rémunération permet de profiter de certains divertissements. Par exemple, la location d'une télévision. Mais aussi de pouvoir envoyer de l'argent à leurs familles. Ils acquièrent de l'expérience et des réflexes professionnels. Ils acquièrent donc une qualification qui, les aiderons dans leur insertion sociale. Ils peuvent travailler dans des ateliers, faire des travaux d'écritures de CV ou bien se proposer pour du travail de service général ( restauration, nettoyage, blanchisserie...). Une partie de la rénumération mensuelle des détenus est prélevée pour l'indmenisation des victimes, et une autre est réservée pour constituer un budget disponible au moment de la sortie du détenu.  

En 2008, 22 249 détenus ont eu en moyenne mensuelle une activité rémunérée, soit 36,4% des détenus. 4 126 détenus ont bénéficié d'une action de qualification, 6 969 détenus d'une action de remise à niveau ou d'une formation de base, 21 972 détenus sont inscrit en formation, 6 033 détenus adultes ont été candidats à un examen et 72% (soit 4 383 détenus) ont été reçus.

Les organismes assurant la formation professionnelle des détenus sont les associations , le GRETA , les groupements privés , l'AFPA  et d'autre organismes.

Dans un certain nombre de témoignages et de reportages ( http://www.lexpress.fr/actualite/societe/travail-en-prison-les-ouvriers-de-l-ombre-webdocumentaire-l-express_999749.html ) , il apparait que le travail dépend du comportement disciplinaire du détenu, de sa motivation, volonté. Des demandes de travail sont généralement rejetées si le détenu à un mauvais comportement. Dans certaines prisons le travail est accordé aux " caids " pour ne pas avoir de soucis avec eux. Les détenus n'ayant pas d'aide financière à l'éxtérieur sont prioritaires. Dans les maisons d'arrêt le travail est peu présent. La crise économique fait perdre des emplois en prison.


wlatelier.jpgJustice.gouv.fr


 

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