A) Un milieu inadapté

La réinsertion sociale reste particulièrement difficile, due aux conditions de vie et au manque de ressources. En effet, dans de nombreuses prisons les conditions sont déplorables, voir inhumaines. Elles laissent des séquelles aux détenus, traumatismes, et en oublie un des buts principals de l'emprisonnement : la réinsertion. Les activités au sein des prisons sont limitées car les maisons d'arrêt sont souvent situées en centre ville et manquent d'espace. Cependant, les détenus en maison d'arrêt peuvent tout de même travailler mais là aussi il s'avère qu'il y a de nombreux dysfonctionnement. De plus, les détenus ne sont pas toujours séparés selon leurs statuts tels que prévenus ou condamnées et selon leurs accusations, tels que les délits de mœurs, les vols, agressions, viols... En prison le sida, les hépaties, la tuberculose et les addictions sont très répandues. L'insuffisance de prise en charge médical et donc de soins n'arrange rien. Une partie des détenus est arrivé en prison étant toxicomanes, certains deviennent séropositifs en plus. Car les drogues circulent facilement, le matériel d'injection est partagé. Les injections sont fréquentes et désastreuses. Les détenus sont exposés au risque de suicide et particulièrement dépendant des autres détenus pour se procurer des stupéfiants. Le manque les perturbent, ce qui vient s'ajouté à leur quotidien difficile. On distingue de nombreux inconvénients et dysfonctionnements dans les maisons d'arrêts, essentiellement dus à la surpopulation carcérale très importante. Mais, cela ne concerne que ce type d'établissement pénitentiaire.

 

 

prison-angers-cellule-2.jpgUne cellule de la maison d'arret d'Angers.

http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-maison-darret-dangers.html

 

La surpopulation : principal problème

 

La surpopulation, le manque d'espace, sont les principaux problèmes en prison. Les établissements pour peines, centres de détention et maisons centrales respectent leurs capacités d'accueil, ils appliquent l'encellulement individuel. Dans les maisons d'arrêts les conditions de vie sont différentes de celles des centre de détention. Les maisons arrêts, accueillent sans limites tout les prévenus que les juges d'instruction leur envoient. Les maisons d'arrêts sont alors confrontées à une surpopulation qui contient des condamnés à plus d'un an d'emprisonnement ou ceux en attente de transfert dans un établissement pour peines. Leur nombre est toujours plus croissant et elles enfreignant donc la règle de l'encellulement individuel. En juillet 2011, la France compte 64 726 personnes incarcérées au 1er juillet 2011, pour 56 081 places. En décembre 2011 , 65262 détenus en prison, pour seulement 57255 places. Dans certaines maisons d'arrêts les détenus doivent eux-mêmes se préparer à manger, les détenus sont à 3 ou 4 dans une cellule de 9m² alors qu'il devrait être seul. Il y a trois lits superposés dans une cellule et il est possible qu'un matelas soit rajouté au sol. Les cellules sont fermées contrairement aux centres de détention, ils ne sortent que pour leur promenade quotidienne. Cette surpopulation a beaucoup d'influence sur les conditions de vies du détenu et sur son état psychologique. On constate un manque d'intimité et d'hygiène. A cause de cette surpopulation les droits de l'homme sont bafoués.

 

1189284-5-f916-la-surpopulation-carcerale-en-france.jpg

Lemonde.fr

La vidéo suivante fait réference aux conditions de détention et de travail au sein de la prison d'Angers, notamment sur la surpopulation : http://www.youtube.com/watch?v=fhFymzPNVrY&feature=relmfu 

 


 

 

De nombreuses défaillances


L'hygiène : 

Les règles d'hygiène posées par le code de procédure pénale ne sont quasiment pas respectées. En effet, les conditions d'hygiène sont dégradantes pour la plupart des prisons. Les maisons d'arrêts construites avant la seconde guerre mondiale n'ont pas été construites avec l'eau chaude dans les cellules. Cette absence d'eau chaude et de douche à l'intérieur des cellules obligent les détenus à prendre leur douche dans les "douches collectives". Qui sont là encore dans un très mauvais état. Le détenu a le droit à trois douches par semaine mais en réalité c'est souvent une seule qui lui est permit. Les toilettes se trouvent à l'intérieur des cellules, isolées par une petite cloison, le détenu peut être vu à tout moment par le personnel de surveillance mais aussi par les détenus qui partagent sa cellule, il n'y a aucune intimité.  Les draps doivent être lavés une fois tout les 15 jours mais dans certaines prisons ils ne sont lavés que une fois par mois. Le parloir permet de faire l'échange de linge propres et sales mais les détenus n'ayant pas de familles doivent lavé leur linge eux même dans leurs cellules. La qualité de la nourriture reste critiquable, beaucoup de cuisines n'ont pas une hygiène correcte. La nourriture arrive souvent froide dans les cellules. Les conditions sanitaires sont aberrantes et provoquent des maladies. Pour pouvoir se rendre à l'infirmerie il faut écrire, mais voilà un problème qui se pose pour les personnes illettrés, analphabètes ou bien étrangères. Les parloirs sont sales, mal nettoyés mais aussi mal éclairés. Encore une fois des lois ne sont pas respectés.

Les agressions :

Les agressions contre les surveillants ou entre détenus sont fréquentes. La violence règne en prison. Le racket, vols, agressions verbales, sexuelles, sont une réalité. Le racket permet d'échapper au travail et ainsi que pouvoir succomber à leurs besoins. Les détenus les plus isolés et démunis sont les principales cibles d'attaques. Un détenu victime préfèrera nier pour éviter d'éventuelles représailles. Les agressions sexuelles se déroulent en cellule mais aussi dans les douches collectives, soit par le chantage, soit par la menace. Les rapports homosexuels consentis ou non apportent souvent le Sida.  Les douches collectives posent de graves problèmes de sécurité, en plus de l'hygiène. Les viols collectifs sont très nombreux et des surveillants ferment les yeux sur ces agressions. Les détenus restent particulièrement affectés à leur sortie, le nombre de suicides, dépressions, tentatives de suicide, sont considérables à l'intérieur mais aussi en sortant de prison.

Activités restreintes :

En partie à cause de la surpopulation, l'organisation d'activités collectives en maison d'arrêt reste une grande difficulté. Les promenades, le travail, la formation, les promenades, supposent que le bâtiment soit conçu pour. Ce qui n'est pas toujours le cas. Les détenus doivent pouvoir aller en promenade une heure le matin et une heure l'après-midi mais dans certaines maisons d'arrêts les détenus restent dehors beaucoup plus longtemps, voir toute la journée. Si il n'y a pas de terrains de sport ou de moniteurs la pratique du sport reste également difficile. L'exercice d'activités physiques n'est donc pas toujours prise en compte par l'établissement. Dans les centres de détention les activités sportives représentes 3 heures dans leurs journées.

Les Etudes :

Les études sont aussi affectés par les conditions. Les détenus sont issus en grande majorité de milieux sociaux défavorisés. Ils sont obligés de travailler dans les ateliers de la prison pour gagner un peu d’argent. Souvent, les horaires des ateliers sont les mêmes que ceux du centre scolaire de la prison ou de la bibliothèque. Ils ne peuvent donc pas s’y rendre. La sécurité des prisons représente une barrière supplémentaire aux études en prison. En effet, les bibliothèques en prison sont insuffisantes pour des études lycée et Post-BAC. Pour des raisons de sécurité, certains types de livres sont interdits en prison. L'informatique est encore plus contrôlé, hors-mi le fait qu'Internet soit interdit, le détenu n'a pas le droit d'avoir un ordinateur personnel. Il doit recourir à un modèle spécifique de l'administration pénitentiaire. Ce dernier point est très pénalisant pour les prisonniers qui désirent suivre des études Post-Bac, car à la différence de la scolarité des mineurs, aucuns professeurs se rendent dans les prisons. En 2006, le travail à distance se passe donc sur papier. Les cours à distance représentaient 5034 détenues dont 472 pour le diplôme national du brevet, 331 pour un CAP ou un BEP et seulement 48 pour un baccalauréat.

 

Le travail :

Les prisonniers ne signe pas de contrat, donc ils n'ont pas le statut juridique de salarié. Le travail est d'avantage considéré comme un outil essentiel de gestion de la détention, plutôt qu'une mesure qui favorise la réinsertion des prisonniers. De plus, les salaires sont bas, les détenus sont payés à l'heure ou nombre de pièce. Le travail en prison est de plus en plus présent de nos jours mais n'est pas accessible à tous. La demande de travail est beaucoup plus importante que l'offre. Le travail proposé n'est pas très qualifiant, les détenus ne font que des travaux à la chaîne répétitifs dont la cadence est élevé. Les conditions de travail aux quels ils sont confrontés sont déplorables, dans certains cas les conditions d'hygiènes le sont aussi. Mais ce ne sont pas les seuls choses qu'il y a à revoir dans les établissement pénitentiaire, les machines de travail sont très usagés et les espaces de travaillent sont étroits Les prisons sont aussi très peu inspectés , ce qui permet au établissement de ne renouvelé très peu de fois voir jamais leur installations. Les détenus travaillent donc dans des conditions défavorables pour un salaire très inférieur aux salariés, ils ne gagne que 3% du SMIG. Ils sont payés à la pièce, ce qui augmente la cadence, qui est insupportable pour les détenus et qui affecte leur santé.

La pratique difficile de religion :

 Il est difficile de pratiquer sa religion en prison, surtout la religion musulmane. Due à la difficulté d'obtenir des repas halal,au manque d'espaces de cultes, et au non respect des objets de cultes. D'autant plus que les musulmans représentent la majorité des détenus en France. Selon les chiffres du ministères de la justice il y a 6 fois plus d’aumôniers chrétiens, 580 catholiques, 287 protestants, que d'imams agréés dans les prisons françaises. Ce qui n'est pas normal. La prison doit garantir le libre exercice des cultes mais il est constaté qu'elle n'applique pas toujours cette loi. Alors que la religion, l'exercice des cultes, pourrait sûrement aider les détenus à prendre conscience de leur acte et aller vers l'avant. Il y a de fortes discriminations entre les religions qui crées des conflits au sein des prisons. De plus, les lieux de prières ne sont pas exclusivement réservés à la pratique des différents cultes, ce qui pose un autre problème.


detenu-musulman-a-la-prison-de-fleury-merogis.jpgUn détenu musulman faisant sa prière. www.lefigaro.fr

 

 


 

La famille affectée par la prison

Les relations familiales, et liens familiaux, sont pour la grande majorité affectés par la prison. Cette fragilisation des liens avec les proches ne facilite pas la réinsertion des détenus. En 1995, 80% des détenus incarcérés depuis cinq ans n'ont pas de conjointe, et une majorité d'entre eux sont séparés de leurs enfants. Un tiers des enfants de moins de 3 ans n'ont jamais connu leur père en dehors de la prison. Certains se sentent seuls, abandonnés, et éprouve de la colère envers le proche incarcéré. Il arrive que des membres de la familles coupent les liens avec le détenu. Les souffrances morales, la fatigue et la tension sont omniprésentes. De nombreux enfants ont peur d'aller voir le détenue et ont des répercutions psychologiques importantes. L'incompréhension ainsi que la culpabilité peut remplir leurs quotidiens ainsi que la peur d'être jugés. Les heures de visites sont courtes et les parloirs n'ont généralement aucune intimité. Il y a un isolement social certes mais aussi familial. De plus, quand une personne est incarcérée, le conjoint voit 59% des cas la situation financière de son foyer se dégrader. En général un revenu de la famille est perdu lors de l'emprisonnement du détenu, la perte de ressouces est considérable. Rendre visite à un proche incarcéré n'est pas facile car souvent les prisons sont loins, et pour des raisons financiers ils ne peuvent pas faire le trajet. Surgissent des problèmes financiers à la suite de l'incarcération du détenu, dues à la perte d'un revenu, mais aussi aux frais de l'incarcération élevés. A la sortie du détenu il est difficile de retrouver une vie familiale stable. D'avantage pour les détenus qui avaient déja des problèmes financiers avant d'arriver en prison.

 


 

Le suivi psychologique ; un systeme imparfait

 

Malgré la présence de suivi psychologiques en prison, ce système n'est pas parfait. En effet, la prison recueille un nombre croissant de personnes atteintes psychologiquement et il s'avère etre un lieu particulièrement inadapté pour elles. Certains détenus développent des troubles liés aux effets de l'enfermement qu'ils ne possédaient pas au moment de leur écrou, c'est pourquoi durant leur peine de prison, ces détenus sont soumis à un accompagnement psychologique. De nombreux détenus fragiles qui devraient etre surveillés, ne le sont pas, car des établissements ne prenne aucune mesure de surveillance de l'état de ces détenus. Actuellement, le dispositif n'est pas en mesure de répondre à une augmentation de la demande de soins puisqu'il n'existe que 2000 personnels de santé, soit 1 personnel de santé pour 30 détenus. Le milieu carcéral est un lieu où cohabite grand nombre de personnes différentes, ce qui en fait un lieu de vie difficile. La prison ne doit pas punir une personne, mais aider cette dernière à se réinsérer afin qu'elle ne refasse pas ses erreurs passées. La réinsertion doit être le but de l'emprisonnement, qu'elle soit faite de manière éducative, grâce a l'obtention d'un emploi, par un suivi pendant et après l'emprisonnement... Sur 100% des détenus, 60% d'entre eux auront de nouveau à faire à la justice, soit un sur deux, et, 40% de ces derniers retournent en prisons dans les 5 ans qui suivent leur libération, ceci nous montre que le suivi psychologique ne peut pas être le seul moyen de ne pas renouveler un acte. Après leurs libération, les ex-détenus n'ont plus aucun droits civil, par exemple, le droit de voter, d'ouvrir un commerce, d'occuper un poste à responsabilités... L'équilibre droits/devoirs les anciens prisonniers n'en auront plus et cela pose le problème de la limite de l'efficacité de la réinsertion. En 2010, c'est un total de 109 suicides qui ont été dénombré dans les prisons française, cela représente 6 suicides de moins que l'an passé et un de moins qu'en 2011. Chaque mois, c'est environ 90 tentatives qui ont lieu, cela correspond à 1080 par an. En france, on se suicide en prison 6 fois qu'on le fait à l'éxterieur. Et c'est sans compter le nombre toujours plus croissant d'automutilations.

Le témoignage suivant nous montre la fragilité ainsi que le manque de moyen mise en œuvre pour protéger le détenus :

 Monsieur Nicolas Salomon visitait fréquemment Cédric, détenu à Fresnes. La mort de son client l'a atterré : «Cela m'a fichu en l'air, il avait mon âge, il aurait pu être mon copain, je n'arrive pas à comprendre comment, après une première tentative de suicide, on a pu lui faire réintégrer la maison d'arrêt seul en cellule...» Cédric, selon le rapport de l'administration, a coupé un câble avec des ciseaux qui traînaient là, puis s'est pendu au lit du haut. Au nom de la famille, Monsieur Henri de Beauregard a attaqué l'administration pénitentiaire : «La faute est énorme, assure-t-il, dans sa cellule, on lui a laissé un câble et des ciseaux. Pourquoi pas une 22 long rifle !» L'avocat est d'autant plus en colère que nul ne pouvait ignorer la fragilité de Cédric : «Aucune mesure de surveillance particulière n'a été prise, et son suicide n'a été découvert qu'à la faveur d'un "contrôle oeilleton" classique.» D'autant plus ému aussi que, selon lui, la famille en est encore à attendre les souvenirs, les cahiers de dessins et les lettres de Cédric : «Ils ont juste reçu la copie d'une lettre qu'il leur avait envoyée. Et après avoir appris la mort de leur fils, les parents ont appelé sans relâche le parquet de Créteil pour en savoir plus, mais on les a baladés de service en service.» L'avocat réclame 48 000 euros à l'Etat pour les parents, le frère et la fiancée de Cédric. «Ce sont des gens simples et gentils. Ils n'auraient même pas pensé à aller voir un avocat s'ils n'avaient pas été traités avec tant de désinvolture», reprend Monsieur Salomon.

Enfin, dans cette vidéo nous constatons une nouvelle fois le désespoir des détenus : http://www.youtube.com/watch?v=OiK5cAXLF3I

 


 

Les prisons pour femmes :

En 2011, on compte 1247 condamnés femmes et 697 prévenus. Qui donne un total de 1944 femmes, alors qu'il est compté 58600 hommes écroués à cette même date. Les femmes écrouées sont pour la majorité mère de famille. Seulement 5 maisons d'arrêt sont spécialisées pour les femmes : Fleury-Mérogis, Fresnes, Strasbourg, Versailles et Rennes. Il n'existe que trois établissements pour peines, situés dans la moitié nord de la France. Les visites sont donc plus rares, surtout pour les familles qui n'ont peu de ressources. Sinon, quelques cellules ou un quartier leur sont réservés. Ce n'est qu'à partir de 2006 que les femmes détenus majeurs fut séparées des mineurs car il n'existait pas encore d'Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) . Les femmes détenues ont la même réglementation que les hommes. Même si la surpopulation pour les femmes est moins présente que pour les hommes, elle est tout de même considérable. Chez les détenus femmes, là aussi il y a des défaillances. Les dispositifs de suivis ne sont pas mis en place, les femmes fragiles, suicidaires sont souvent laissées seule. Dans certains établissements la tentative de suicide est sanctionné alors qu'ils devraient aider la personne. Les femmes perdent leur intimité, et ont aussi l'impression de perdre leur identité. Les cellules se résument en générale à deux lits superposés, deux tabourets, une table. Les détenus ne peuvent pas aller en promenade tant qu'elles n'ont pas nettoyé cette cellule. La nourriture n'est pas toujours variée, certaines détenues deviennent boulimiques, anorexiques. Leurs toilettes ne sont pas toujours séparées de leurs cellules. Les douches sont ici aussi collectives. Peu d'activités leur sont proposées, elles passent presque toute la journée dans leur cellule. De mauvais traitements ont été constatés lors du placement en garde à vue des femmes. En prison, là aussi les violences sexuelles sont nombreuses entres femmes. Des surveillants de prison ont été emprisonnés à la suite d'agressions sexuels contre des femmes détenus. La prison doit normalement donner accès aux femmes à des consultations gynécologiques, à des préservatifs, des soins spécifiques pour les détenues enceintes. Mais malheureusement ce n'est pas toujours le cas. Le 24 février 2011 une détenue d'une quarantaine d'année, à la prison de Fleury Mérogis a mis fin à ses jours dans sa cellule. Plus récent encore, le 25 janvier 2012 une femme de 41 ans, détenue à la prison des Baumettes à Marseille, s'est pendu dans sa cellule. Ces suicides montre le désespoir de ces femmes ainsi que l'absence de surveillance sur la fragilité des détenues.

 



Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site