B) Une sortie difficile

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"L'incarcération", Paroles de taulards, Delcourt, 1999

 


 

Les erreurs commisent ne doivent pas empêcher un Homme d'obtenir une seconde chance, et de pouvoir recommencer sa vie à zéro. Pourtant, à la sortie du détenu qui a payer cette erreur et normalement apprit de son acte, sa vie s'avère extrêmement difficile, ce qui freine la possibilité d'une nouvelle vie et ce qui entraine un risque de récidive.

Les détenus sortent de prisons et n'ont pas de ressources. Beaucoup d'entre eux se retrouvent sans abris, sans emplois, sans argent et certains n'ont même plus de famille. En sachant, qu'un grand nombre des détenus se trouvaient déjà en difficulté économique avant de rentrer en prison. 60% des sortants de prisons auront de nouveaux affaire à la justice, 40% retourneront en prison dans les cinq années qui suivent leur libération due à cette pauvreté et cette détresse qui ne fait qu'augmenter le nombre de récidives. Les anciens détenus deviennent souvent chômeurs ou/et sans domicile fixe. Il doivent réapprendre à vivre en société, et dans cette société qui a changé. Les sortants de prisons n'ont plus aucun droits civils à leurs libérations, ils ont une série de démarches administratives à effectuer le plus rapidement possible. Ils doivent ouvrir un compte bancaire, se rendre à la sécurité sociale, s'occuper de la couverture maladie universelle, refaire leurs cartes d'identité et leurs permis de conduire, demander à rencontrer une assistance sociale, se rendre au caisse d'allocation familiale pour bénéficier des allocations au logement ou APL. Ils peuvent s'inscrire à l'ANPE ou dans une boite d'intérims pour trouver un travail. Mais trouver un travail est particulièrement difficile pour un ancien détenu. En effet, le casier judiciaire prive de certains emplois. De plus, les employeurs ont tendances à être méfiants. Même si les détenus ont obtenus des diplômes, qualifications durant leur incarcération, si personne ne veut les embaucher, ce travail ne leur aura alors servit à rien. Trouver un employeur qui accepte d'embaucher un ex-détenu est donc particulièrement difficile. Là aussi il faut changer les mentalités.
Les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale constituent la solution la plus courante aux problèmes de logement des personnes en grandes difficultés. L’accueil dans des centres d’hébergement privés ou publics constitue à l’heure actuelle l’essentiel de l’assistance apportée aux détenus libérés.  A cela s’ajoute le Fond Solidarité Logement à retirer aux assedics qui permet de payer la caution du logement, et d’acheter quelques meubles. Mais cette adhésion à ce système implique l’acceptation d’un suivi pour évaluer l’insertion sociale. L'État contribue donc fortement à l’aide aux logements pour les anciens détenus.

Si l'ex détenu est bien réinséré dans la societé, il ne sera pas tenté de récidiver et ne sera donc plus dangereux pour la société. Mais si il ne l'est pas, il peut sombrer dans une dépression, alcoolisme, dépendance à la drogue, automutilation, ou pire, le suicide. Il doit être accompagné, tout d'abord psychologiquement, mais aussi dans sa nouvelle vie qui débute.  On ne peut pas laisser quelqu'un qui a été exclut de la societé, qui a perdu ses ressources, sortir de prison sans aucune aide. De plus, il faut que l'ex détenu soit capable de vivre en respectant la loi.



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