C) Autres issues

 

  Aujourd'hui, devant le nombre toujours plus croissant de détenus dans les prisons Françaises, émerge de nouvelles formes d'exécution de peine, des issues à la prison. Pour certaines personnes les seules issues qu'ils trouvent sont la mort ou l'évasion. Choisir telle ou telle exécution de peine est décidé au cas par cas et uniquement par le juge d’application des peines.

 

Parmi les solutions au placement en milieu carcéral il y a le bracelet électronique. Ce bracelet permet d'effectuer sa peine de prison en étant intégré dans la société. Le porteur reste tout de même contrôlé à distance par des personnels de l’administration pénitentiaire. Le détenu, en fonction de sa peine, possède un territoire plus ou moins grand pour ses sorties et différentes plages horaires. Par exemple, un détenu incarcéré pour viol peu se voir refusé des sorties lors des horaires de sortie des classes ou être interdit de fréquenter les environs des écoles. Le replacement en prison est-une sanction qui peut-être prise contre le détenu qui n'aurait pas respecté les conditions de sa peine. Au 1er octobre 2005, 7 509 placements sous surveillance éléctronique ont été accordées. Une autre solution est la semi-liberté qui est une mesure qui permet à un condamné de sortir de la prison sans surveillance pour exercer diverses activités. Ces activités peuvent prendre la forme d'un stage, d'un travail salarié ou une activité industrielle, commerciale ou agricole exercée par le salarié.

La semi-liberté n'est pas à confondre avec la liberté conditionnelle qui est un dispositif qui permet à un condamné de sortir de prison avant la fin de sa peine. Ceci n'est pas entièrement une issue à la prison mais cette liberté permet une intégration dans la société plus rapidement. Le prisonnier en liberté conditionnelle doit respecter des règles de temps, de contrôle, ... Si le condamné respecte ses obligations, la peine sera considérée comme définitivement terminée à la fin de la période d’épreuve. La libération conditionnelle peut être accordée uniquement aux condamnés qui ne sont pas en état de récidive légale lorsqu’ils ont exécuté au moins la moitié de leur peine. La semi-liberté représente 1 027 condamnés au 1er octobre 2005.

Le travail d'intérêt général est le moyen le plus efficace aux courtes peines d'emprisonnement. Ce travail est rémunéré au profit d'une collectivité, d'un établissement public ou d'une association. Les travaux peuvent prendre diverses formes comme le nettoyage de tags, une aides aux personnes défavorisées, ... Il est censé permettre au condamné de prendre conscience de ses actes et d'agir favorablement pour la société.

Cette liste d'issues à la prison n'est pas exhaustive étant donné les divers moyens pour la justice, d'aménager les peines des prisonniers. Néanmois, les issues sont paraissent plus efficace que l'enfermement et moins dangereuse vue le nombre de suicides en prison, 114 en 2010.

Mais, la sécurité des prisons représente une barrière supplémentaire aux études en prison. En effet, les bibliothèques en prison sont insuffisantes pour des études lycée et Post-BAC. Pour des raisons de sécurité, certains types de livres sont interdits en prison. L'informatique est encore plus contrôlé, hors-mis le fait que Internet soit interdit, le détenu n'a pas le droit d'avoir un ordinateur personnel. Il doit recourir à un modèle spécifique de l'administration pénitentiaire. Ce dernier point est très pénalisant pour les prisonniers qui désirent suivre des études Post-BAC, car à la différence de la scolarité des mineurs, aucuns professeurs se rendent dans les prisons. Le travail à distance se passe donc sur papier.Les cours à distance représentaient en 2006, 5034 détenues dont 472 pour le diplôme national du brevet, 331 pour un CAP ou un BEP et seulement 48 pour un baccalauréat.

 

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Prévention :

  La prévention est l'ensemble des mesures à prendre pour préserver une situation. Elle consiste à limiter les risque en informant la population des dangers ou des phénomènes qui l'entourent. Mais elle sert aussi à prévoir des mesure pour combattre ces dangers si celui-ci survient. On peut aussi la qualifier de de protection; elle sert à limiter l'étendue ou la gravité des conséquences de ces dangers.

Il y a différent types de prévention qui visent un public différent .

. En direction des jeunes les centres de loisirs jeunes (CLJ) mènent des actions de conduites et des opérations de prévention contre la délinquance. Il y a aussi une lutte contre la délinquances au milieu scolaire à travers le partenariat avec l'éducation nationale et la mise en place de 838 « correspondants sécurité-école », ainsi que l'action des 38 référents « sécurité école » qui contribuent à l'amélioration de la sécurisation des établissements scolaires et de leurs abords. Des missions quotidiennes d'actions de sensibilisation et de prévention sur des thèmes essentiels (violences, racket, happy slapping ...) au profit d'un public jeune sont réalisé, par des brigades de prévention de la délinquance juvénile.

 

. La prévention situationnelle a pour but de réduire le sentiment d'insécurité des personnes. Pour cela la police nationale forme des personnels capables de dispenser des conseils de sûreté. Ces « référents sûreté » exercent leurs missions dans les services de police relevant de la sécurité publique. La gendarmerie nationale compte 124 « référents sûreté » en 2010.

 

. Le service volontaire citoyen de la police a été créer par la loi du 5 mars 2007 et s'inscrit dans un démarche de prévention de la délinquance et d'amélioration de la relation « police-public » par des missions essentiellement de médiation. Les politiques locales de prévention de la délinquance se développent depuis une vingtaines d'année, en France dans le cadre de la politique de la ville.

 

. Le secrétariat général à la Ville contribue à la mise en oeuvre des actions de préventions à la délinquance en apportant un soutient actif aux réseaux locaux pour l'initiation ou la poursuite d'expérimentations. L'action du secrétariat général à la Ville s'inscrit dans les mesures décidées par les comités interministériels de villes (CIV), notamment ceux du 9 mars 2006, du 20 juin 2008 et du 18 février 2011. Les principales actions conduites dans les quartiers de la politique de la ville visent à adopter une approche globale en intervenant sur :

 - La prévention de la violence

- La prévention de la délinquance des mineurs

- Le soutien à la parentalité

- L'ensemble des citoyens

- La prévention de la récidive

La prévention de la récidive par l'insertion économique et sociale des jeunes sous main de justice en développant le dispositif Civis Justice; la pérennisation du réseau des points d'accès au droit (PAD) dans les quartiers de la politique de la ville; le renforcement de l'intervention de la police dans les quartiers de la politique de la ville

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